Taking Care est une exposition de vingt œuvres d'étudiants membres de Hexagram, un réseau interdisciplinaire de recherche en arts médiatiques, design, technologie et culture numérique basé à Montréal (Québec), Canada.

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  • Mots-clés

    jeu sérieux, violence sexiste, corporéité, mémoire collective, contextes postconflictuels

    Lieu

    Salle noire 1 - Kuntsuniversitat

    CONTEXTE DE RECHERCHE-CRÉATION

    Dans sa démarche de recherche-création, Agustina Isidori conçoit des œuvres interdisciplinaires axées sur les « connnaissances difficiles », c’est-à-dire l’information et les expériences qui ébranlent les piliers habituels de notre compréhension de nous-mêmes et de notre sentiment d’être chez nous dans le monde. L’artiste aborde le sujet du féminicide, cet ultime maillon d’une chaîne de violence enracinée dans la mentalité associée à une structure patriarcale, capitaliste et néolibérale qui exploite et profane le corps, comme s’il s’agissait d’un produit jetable. Dans sa pratique, Agustina Isidori explore le jeu sérieux en tant que moyen d’approfondir ses recherches.

    DESCRIPTION du projet

    Don Federico est une installation vidéo expérimentale. Celle-ci juxtapose des séquences vidéo extraites de YouTube d’enfants jouant à un jeu de mains et un cas réel de féminicide. Le projet crée un dialogue troublant qui illustre la banalisation de la violence sexiste.
    « Don Federico a tué sa femme,
    il l’a coupée en petits morceaux
    et l’a mise dans une poêle à frire,
    et les passants
    ont senti quelque chose qui puait,
    c’était la femme de Don Federico,
    qui dansait le cha-cha-cha »

    Biographie

    Agustina Isidori est une chercheuse et artiste en arts visuels italo-argentine installée à Montréal. Elle possède un baccalauréat en études cinématographiques, un diplôme ès techniques numériques en art et en design ainsi qu’une maîtrise en design (Université Concordia). Ses œuvres cherchent à susciter, par un dialogue constant, une réflexion sur des sujets difficiles comme la violence sexiste, le féminicide et la violation des droits de la personne.

    www.aisidori.com

  • MOTS-CLÉS

    jeu sérieux, violence sexiste, corporéité, mémoire collective, contextes postconflictuels

    Lieu

    Salle noire 1 - Kuntsuniversitat

    Contexte de recherche-création

    Dans sa démarche de recherche-création, Agustina Isidori conçoit des œuvres interdisciplinaires axées sur les « connnaissances difficiles », c’est-à-dire l’information et les expériences qui ébranlent les piliers habituels de notre compréhension de nous-mêmes et de notre sentiment d’être chez nous dans le monde. L’artiste aborde le sujet du féminicide, cet ultime maillon d’une chaîne de violence enracinée dans la mentalité associée à une structure patriarcale, capitaliste et néolibérale qui exploite et profane le corps, comme s’il s’agissait d’un produit jetable. Dans sa pratique, Agustina Isidori explore le jeu sérieux en tant que moyen d’approfondir ses recherches.

    DESCRIPTION DU PROJET

    SOLA est un jeu vidéo qui reproduit le climat de tension, de malaise et de peur qu’on peut ressentir lorsqu’on marche seul, la nuit, dans une ville où la violence sexiste fait partie du quotidien. SOLA remet en question l’idée habituelle qu’on a des jeux vidéo en tant que sources de divertissement. Le projet puise dans le concept du jeu pour explorer le jeu vidéo en tant qu’instrument de pensée conceptuelle et outil de résolution de problèmes sociaux.

    Biographie

    Agustina Isidori est une chercheuse et artiste en arts visuels italo-argentine installée à Montréal. Elle possède un baccalauréat en études cinématographiques, un diplôme ès techniques numériques en art et en design ainsi qu’une maîtrise en design (Université Concordia). Ses œuvres cherchent à susciter, par un dialogue constant, une réflexion sur des sujets difficiles comme la violence sexiste, le féminicide et la violation des droits de la personne.

    www.aisidori.com

  • MOTS-CLÉS

    corporéité, effets transsensoriels, hallucination, distorsion temporelle, sensorialité, immersion, perception, fabrication d’instruments

    LIEU

    Galerie principale - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    En créant d’intenses expériences multisensorielles, Alexandre Saunier propose une démarche de recherche-création axée sur des motifs temporels et la dynamique des propriétés de la lumière. Il examine l’impact physiologique des technologies numériques plutôt que leur potentiel de représentation. Par la création de formes lumineuses amorphes, d’effets de flou et de rythmes expérimentaux, il situe ses travaux entre le perceptible et l’imperceptible. Enfin, l’artiste interroge le sensorium étendu commun aux êtres humains et aux machines en étudiant la manipulation de notre perception du temps et de l’espace.

    description du projet

    Sensum est un instrument destiné à expérimenter les effets sensoriels produits par un éclairage à DEL. Il s’agit d’un casque qui sollicite le sens de la vue au moyen de motifs dynamiques aux couleurs, intensités et mouvements changeants. L’œuvre explore comment les possibilités algorithmiques offertes par les technologies numériques permettent de créer des éclairages qui transforment notre état physiologique et génèrent de nouvelles sensations. Sensum donne lieu à des expériences directes et variées, allant d’illusions visuelles à des effets transsensoriels complexes, en passant par des hallucinations tactiles et des distorsions temporelles.

    Biographie

    Artiste et chercheur français, Alexandre Saunier recourt à l’art lumineux et à l’artisanat numérique pour explorer la perception humaine et forger des liens sensoriels avec les processus abstraits. Sa formation touche l’ingénierie du son, l’informatique physique ainsi que la recherche en art et en design. Il poursuit actuellement à l’Université Concordia un doctorat interdisciplinaire axé sur la création d’instruments pour des performances lumineuses.

    www.alexandresaunier.com

  • mots-clés

    corporéité, effets transsensoriels, hallucination, distorsion temporelle, sensorialité, immersion, perception, fabrication d’instruments

    Lieu

    Galerie principale - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    En créant d’intenses expériences multisensorielles, Alexandre Saunier propose une démarche de recherche-création axée sur des motifs temporels et la dynamique des propriétés de la lumière. Il examine l’impact physiologique des technologies numériques plutôt que leur potentiel de représentation. Par la création de formes lumineuses amorphes, d’effets de flou et de rythmes expérimentaux, il situe ses travaux entre le perceptible et l’imperceptible. Enfin, l’artiste interroge le sensorium étendu commun aux êtres humains et aux machines en étudiant la manipulation de notre perception du temps et de l’espace.

    description du projet

    Vitra est un ensemble de sculptures de lumière animées qui modulent l’atmosphère de l’espace. L’œuvre joue avec le rythme et l’intensité des couleurs, tantôt à peine visibles, tantôt quasi aveuglantes. À la fois installation et performance, Vitra déploie une poétique de la présence et de l’absence qui crée une impression d’ouverture spatiale et de suspension temporelle.

    Biographie

    Artiste et chercheur français, Alexandre Saunier recourt à l’art lumineux et à l’artisanat numérique pour explorer la perception humaine et forger des liens sensoriels avec les processus abstraits. Sa formation touche l’ingénierie du son, l’informatique physique ainsi que la recherche en art et en design. Il poursuit actuellement à l’Université Concordia un doctorat interdisciplinaire axé sur la création d’instruments pour des performances lumineuses.

    www.alexandresaunier.com

  • mots clés

    champ électromagnétique, prêt-à-porter, génie du textile, matérialité, interactivité

    Collaboration

    Lauren Osmond (Samuel H. Kress Conservation Fellow, Victoria and Albert Museum and Barbara Layne (Professor Emeritus, Concordia University)

    lieu

    Salle noire 2 - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    Le travail interdisciplinaire de Barbara Layne et de Lauren Osmond a pour objectif la conception de textiles intelligents servant à créer des structures de tissu à caractère artistique, performatif et fonctionnel. Les artistes utilisent des matières naturelles ainsi que des microcontrôleurs, des capteurs et des dispositifs électroniques pour mettre au point des surfaces capables de percevoir des stimuli externes et d’y réagir. Dans ce contexte-ci, leur démarche se veut une exploration historique des textes d’archives de James Clerk Maxwell et une application pratique de sa théorie du champ magnétique par l’intermédiaire d’antennes conçues sur mesure.

    description du projet

    L’œuvre Maxwell’s Equations se compose de trois vêtements qui intègrent des modèles d’antennes originaux reliant les vêtements les uns aux autres. Leur style s’inspire de la mode du 19e siècle et des théories avant-gardistes de James Clerk Maxwell sur les champs électromagnétiques. Lorsque les vêtements sont alignés, la force de la connexion déclenche une modification des textes, poèmes et formules mathématiques qui défilent sur les panneaux à DEL. Les antennes situées sur le devant des robes représentent l’un des diagrammes de Maxwell.

    BIOGRAPHY | BARBARA LAYNE

    Barbara Layne est professeure émérite en arts plastiques à l’Université Concordia, où elle dirige le studio subTela, un laboratoire de recherche-création faisant partie du Milieux Institute for Arts, Culture and Technology. De concert avec des étudiants des cycles supérieurs et des collaborateurs, elle s’attache à concevoir des vêtements textiles intelligents et des environnements interactifs.

    subtela.hexagram.ca
    BIOGRAPHY | LAUREN OSMOND

    Lauren Osmond possède une maîtrise ès arts en conservation de l’art (Université Queen’s), un baccalauréat ès beaux-arts en fibres et pratiques matérielles (Université Concordia) ainsi qu’un diplôme en création de mode (Blanche MacDonald Centre). Également boursière en conservation Samuel H. Kress au V&A Museum (Londres), l’artiste a exposé au Canada et à l’étranger des œuvres textiles et performatives. Celles-ci traitent de l’éthique et des défis liés à l’exposition et à l’entretien d’objets interactifs.

  • mots-clés

    apiculture, information affective, agentivité non humaine, microrobotique, ubiquité, matérialité

    lieu

    Salle noire 2 - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    Dans sa démarche de recherche-création, Donna Legault met en lumière des relations plus qu’humaines par le geste et la résonance. À partir de fragments de documents de recherche publics qu’elle s’est appropriés, elle crée des installations multisensorielles. Ses œuvres sous-tendent une expérimentation scientifique du comportement des insectes et proposent une réflexion sur notre société par des écosystèmes durables et des technologies de surveillance. L’artiste imagine ainsi l’avenir des applications technologiques liées aux sens et aux comportements de communication entre humains et non-humains.

    description du projet

    DRONE s’inspire des travaux sur la dynamique physique du vol des insectes et de leur comportement. La vidéo de l’installation fusionne des images documentaires d’abeilles vivantes à celles d’abeilles robotisées développées par des laboratoires de microrobotique américains et japonais. Grâce aux mouvements des visiteurs, la lumière projetée génère un paysage sonore qui s’accorde au vol et aux comportements de communication des abeilles, offrant ainsi accès à une approximation de l’expérience sonore concrète des activités des insectes.

    Biographie

    Titulaire d’un diplôme en histoire de l’art (Université Carleton) et en arts visuels (Université d’Ottawa), Donna Legault poursuit une maîtrise ès beaux-arts en intermédias à l’Université Concordia. Ses travaux prennent la forme d’installations électroniques, de sculptures, de dessins et de performances axés sur le mouvement et le son. Elle a récemment pris part à diverses expositions, dont Open Codes au ZKM, à Karlsruhe en Allemagne, Il Suono in Mostra, à Udine en Italie, et la BIAN2018, à Montréal.

    www.donnalegault.com

  • mots-clés

    matérialité, mémoire, histoires orales, récits de déracinement, objets, traces, auto-ethnographie

    Collaboration

    Marichka Marczyk – Folkloriste ukrainienne
    cocréatrice de Counting Sheep
    et membre du Lemon Bucket Orkestra (voix, accordéon)

    lieu

    Galerie principale - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    En partant de récits visuels autobiographiques et de la vie des objets, Eugenia Reznik explore et reconfigure la production de la mémoire et son rapport à la culture. Elle fonde sa recherche-création sur la manipulation des traces identitaires – tant matérielles qu’immatérielles – contenues au cœur des objets et des souvenirs. Grâce à sa collaboration avec Marichka Marczyk, l’artiste tisse des liens explicites entre son patrimoine socioculturel, sa pratique artistique et sa recherche ethnographique afin de marier l’histoire et l’imaginaire.

    description du project

    Ce projet prend sa source dans un tissu de lin fabriqué par la grand-mère ukrainienne de l’artiste dans les années 1930, période de la grande famine en Ukraine. Le tissu, envoyé par la poste, était accompagné d’une lettre avec des explications sur sa fabrication : la cueillette des plantes, la séparation en filaments, le filage, puis le tissage. Longtemps l’étoffe est restée dans un tiroir, jusqu’au jour où l’artiste a décidé de la détisser, de la faire disparaître. Pourquoi ? Pour qu’elle renaisse sous une autre forme : celle de l’image en mouvement où ses fils redeviennent des plantes.

    Biographie

    Née en Ukraine, Eugenia Reznik vit et travaille au Québec depuis 2005. Titulaire de deux maîtrises en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, elle y poursuit ses études au doctorat en études et pratiques des arts. Sa recherche est centrée sur les questions du déracinement, de la transmission de la mémoire et de l’oubli. S’appuyant sur le recueil de témoignages, elle réalise des installations en galerie et dans l’espace public qui intègrent les médias d’enregistrement, le dessin, l’écriture et les plantes.

    www.eugeniareznik.com

  • mots-clés

    corporéité, auto-ethnographie, mur, performance, épistémologies décoloniales, féminisme intersectionnel

    lieu

    Salle blanche 1 - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    En tant que femme anishinaabe dont l’héritage a été enveloppé de mystère pendant plus de dix ans, Faye Mullen concentre ses œuvres sur la politique du féminisme intersectionnel et les épistémologies décoloniales. Elle condamne les effets d’un silence imposé et de la colonisation d’une communauté. Sa démarche de recherche-création se révèle par des gestes de résistance rhizomique, à travers le « mur » – principal objet de ses réflexions.

    description du projet

    Vestiges de la colonisation et instruments politiques depuis l’anthropocène, les murs n’ont jamais été aussi nombreux qu’aujourd’hui. Faye Mullen propose l’expérience de réimaginer comme un seuil franchissable et accessible ce qui semble être une limite imposante. Au travers une sémantique architecturale, un agent de signification politique, une métaphore psychologique, elle navigue l’état du « mur » à l’ère du multiculturalisme, de l’accès à l’information et de la communication internationale en attribuant une valeur à sa déconstruction.

    www.fayemullen.com

    Biographie

    Faye Mullen s’appuie sur une sensibilité sculpturale combinant une pratique de recherche au geste performatif, au son et à l’image fixe et en mouvement. À travers une perspective mixte autochtone-colonisatrice, elle tient une position dans son approche qui met en forme des imaginaires queers et des manières décoloniales de faire monde. Sa démarche a été nomade pendant une dizaine d’années et présentement se situe entre Tiohtiá:ke/Montréal et Tkaronto/Toronto.

  • mots-clés

    bioart, matérialité, microbiome, accouchement, do-it-yourself, éthique

    Collaboration

    François-Joseph Lapointe & Marianne Cloutier

    Affiliation

    Laboratoire d’écologie moléculaire et évolution, Université de Montréal

    Lieu

    Galerie principale - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    François-Joseph Lapointe et Marianne Cloutier explorent les méthodes scientifiques et artistiques afin de sensibiliser leur public à la biodiversité dans un monde de professionnalisation et de stérilité scientifiques. Réexaminant des questions éthiques, leur travail de recherche-création met en avant la reconnaissance du choix personnel dans un milieu médicalisé. Ils adoptent une approche DIY pour partager les résultats de leurs recherches scientifiques sur la transmission du microbiome, donnant ainsi de la visibilité au processus d’ensemencement.

    description du projet

    Microbiome Rebirth Incubator est un dispositif conçu pour ensemencer les bébés nés par césarienne d’urgence avec les bactéries vaginales et le lait humain indispensables à sa croissance. Le nouveau-né est plongé dans l’incubateur ou on lui lave la bouche, le visage et le corps avec une compresse stérile imbibée du cocktail probiotique. Le projet explore de façon symbolique la possibilité de réparer le microbiome afin de redonner le contrôle à la mère et à son enfant, ainsi que d’effacer l’expérience traumatisante d’une naissance par césarienne.

    BIOGRAPHIE | François-Joseph Lapointe

    À la fois artiste et scientifique, le Montréalais François-Joseph Lapointe possède un doctorat en biologie évolutive et un doctorat en danse et interprétation. À titre de scientifique, il a publié cent vingt articles sur des sujets variés, allant de la génétique des populations à la métagénomique. En tant qu’artiste, il travaille à séquencer son microbiome (et celui de sa femme) pour produire des égoportraits de cet ensemble génomique. Il a présenté ses travaux au Canada, en France, en Allemagne, au Danemark, en Australie et aux États-Unis.

    www.twitter.com/fjlapointe
    Biographie | Marianne Cloutier

    Historienne de l’art, Marianne Cloutier se spécialise dans le bioart et travaille actuellement comme boursière postdoctorale au Département de sciences biologiques de l’Université de Montréal. Dans le cadre de ses travaux, elle s’intéresse aux questions éthiques, politiques, sociales et philosophiques que soulève l’intégration du vivant à l’art, ainsi qu’à l’appropriation des outils, des techniques et des connaissances scientifiques par les artistes.

    www.twitter.com/cl_marianne

  • mots-clés

    détournement, hybridation, expérimental, « installe-action », instrument, perception

    lieu

    Galerie Salzamt

    contexte de recherche-création

    Captivé par les liens entre le mouvement, l’électricité, le numérique et le vivant, Guillaume Arseneault combine dans sa recherche-création différentes technologies afin de concevoir des instruments interactifs. Grâce à sa maîtrise des matériaux, l’artiste imagine des procédés expérimentaux qui détournent ou transforment des mécanismes existants. Faisant écho aux méthodes du cinéma d’avant-garde, il conçoit des environnements numériques qui, par des variations dans le courant électrique, permettent une synesthésie à la fois cinétique et sonore.

    description du projet

    Œuvrant sur les particularités du signal sonore tel que la phase, la fréquence et l’amplitude, Feedback Cycles for Oscillographs produit une synesthésie audiovisuelle hypnotique de lignes tracées depuis la disparité stéréophonique. Activée par le mouvement, cette « installe-action » cherche à révéler l’intangible situé entre l’absence et le court-circuit.

    Biographie

    Guillaume Arseneault se spécialise dans les arts numériques transmédias. Titulaire d’une maîtrise en communication, concentration recherche-création en média expérimental (Université du Québec à Montréal), il détourne l’usage des technologies pour donner lieu à des expériences interactives inédites. Son objectif : provoquer des réactions et des dialogues axés sur nous-mêmes à l’heure du numérique. À cette fin, il crée des œuvres qui explorent la rétroaction cinétique et la durabilité dans des environnements audiovisuels interactifs.

    gllmar.gitlab.io

  • mots-clés

    dispositifs vibrotactiles, sens, interactivité, haptique, jeu d’instruction

    lieu

    Galerie principale - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    Promises fait partie d’un projet plus vaste de recherche-création qui étudie les processus de ressenti et de compréhension au moyen de motifs vibratoires en guise d’expression artistique. L’artiste s’intéresse à la perception du mouvement et de la vibration des matériaux issue de l’interaction entre agents humains et non humains. Au cours de ses expérimentations, elle explore le toucher des machines en tant que moyen principal pour chorégraphier des rencontres sociales en tant que situations de jeu.

    description du projet

    Les consommateurs de culture grand public ont développé de bonnes connaissances des médias à écran. Par contre, il leur est plus difficile d’associer des codes signifiants aux vibrations. Promises examine à quoi ressemblerait un jeu multijoueur local si une vibration liée à un algorithme servait de principal moyen d’expression. Dans Promises, les objets passent de main en main parmi les visiteurs. Ces objets sont remplacés par des promesses et vice versa par l’intermédiaire d’échanges impliquant la création de liens d’attachement et le lâcher-prise. Des préférences et des significations en émergent.

    Biographie

    La pratique d’Ida Toft, doctorante à l’Université Concordia, évolue au croisement des jeux numériques et de l’art médiatique. Ayant grandi à Copenhague, elle côtoie depuis 2007 les milieux européens du jeu expérimental et d’avant-garde. À Montréal, elle s’intéresse aux jeux numériques sans écran.

  • mots-clés

    matérialité, corporéité, réponse autonome sensorielle méridienne (RASM), interactivité, agentivité humaine/non humaine

    Collaboration

    Jess Rowan Marcotte (TAG Research Lab, Concordia University) & Dietrich Squinkifer (TAG Research Lab, Concordia University)

    lieu

    Galerie principale - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    Dans leur démarche de recherche-création, Jess Marcotte et Dietrich Squinkifer examinent les formes alternatives d’intimité et les relations entre des entités qui ne sont pas normalement considérées comme des agents ou des sujets. Leur travail s’inspire des concepts de traditions matérielles « vivantes » et de parenté/altérité. Explorant les mécanismes du jeu, les artistes créent des situations où les codes de la société sont remis en question afin de promouvoir l’expérience directe ainsi que les sensibilités individuelles et collectives.

    description du projet

    Dans ce jeu hybride – physique et numérique – sans écran, l’action principale consiste à caresser une plante délicatement. La conductance naturelle des humains et des plantes permet de générer un paysage sonore poétique par réponse autonome sensorielle méridienne (RASM). Comme la conductance varie d’une personne à l’autre, ainsi qu’en fonction de l’humidité de la plante et du terreau, chaque être humain développe une relation unique avec son partenaire végétal. Ce jeu permet de s’interroger sur le design du point de vue d’une altérité dont on ne peut connaître l’état d’esprit.

    Biographie

    Jess Rowan Marcotte et Dietrich Squinkifer (alias Squinky) collaborent depuis 2015 à la conception de jeux féministes intersectionnels liés à la corporéité, à la physicalité et aux thèmes queer, tout en s’intéressant en particulier aux domaines de l’autobiographie et de l’auto-ethnographie, aux jeux et contrôleurs alternatifs ainsi qu’aux jeux hybrides numériques-physiques. Le deux designers poursuivent des études de doctorat et font partie de l’équipe du Centre de recherche TAG.

    www.jeka.games
    www.squinky.me

  • mots-clés

    portrait, médiation de l’image, slit-scan, post-photographie, ubiquité, interactivité

    lieu

    Galerie principale - Kuntsuniversitat

    contecte de recherche-création

    Dans ses travaux, Louis-Philippe Rondeau élabore des dispositifs qui explorent l’autoreprésentation de manière ludique et non conventionnelle. Sa démarche de recherche-création révèle tant une quête de simplicité conceptuelle pour les usagers qu’un intérêt pour la complexité du code informatique et l’exécution des objets physiques. Bien qu’il axe ses recherches sur l’histoire de la photographie sérielle et séquentielle popularisée au 19e siècle, Louis-Philippe Rondeau travaille avec des images numériques qui – contrairement à la photographie argentique – ne représentent pas la réalité.

    description du projet

    REVOLVE/REVEAL est une installation interactive qui repose sur la photographie en slit-scan, procédé marginal qui permute le temporel et le spatial à même l’image. À travers une représentation distordue des interacteurs, elle cherche à transgresser les conventions de fixité et point de vue unique du portrait photographique. Le slit-scan étire et spatialise le temps dans une représentation paradoxalement immobile, ce qui requiert des modes d’interprétation novateurs de la part du spectateur.

    Voir les images générées

    Biographie

    Dans ses travaux, Louis-Philippe Rondeau se penche sur tout ce qui entoure le portrait photographique. Ses installations interactives nous invitent à poser un nouveau regard sur les conventions employées dans la médiation des images, notamment celles qui ont rapport à la représentation de l’espace et du temps. Doctorant en recherche-création à l’Université du Québec à Montréal, il enseigne à l’école NAD de l’UQAC. Sa pratique est basée sur l’expérience professionnelle qu’il a acquise à Montréal en postproduction visuelle.

    www.patenteux.com

  • mots-clés

    corporéité, synesthésie, chorégraphie, interactivité technologique, sonification du mouvement, agentivité humaine/non humaine

    Collaboration

    Axelle Munezero (choreographer & dancer)
    Ricky St-Jusna // Mecdy Jean-Pierre (dancers)

    lieu

    Galerie principale - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    Dans cette collaboration, Marc-André Cossette et Axelle Munezero explorent la recherche-création à travers la danse urbaine et la musique électronique, qu’ils marient à l’univers de l’interactivité technologique. Ils développent une pratique chorégraphique caractérisée par la connexion et l’improvisation. Leur intérêt pour le monde sensoriel, c’est-à-dire la synesthésie, l’intermédiaire matériel et la corporéité, s’exprime grâce à la sonification du mouvement.

    description du projet

    Dans Temporalité expressive, la chorégraphie se compose et s’exprime musicalement sur scène. Les trois interprètes ont été choisis pour leur diversité et leur maîtrise de la musicalité dans le mouvement afin d’enrichir la recherche mélodique. Temporalité expressive interroge la relation entre les mouvements et le son sur scène. Afin de créer cette relation, des capteurs positionnés sur le corps des danseurs influencent en temps réel un algorithme de génération de musique et des paramètres de synthèse sonore qui, en retour, ont une influence sur leur expressivité.

    Biographie | Marc-André Cossette

    Marc-André Cossette est un artiste transdisciplinaire qui œuvre au croisement de la technologie et des arts vivants. Il possède un baccalauréat en médias interactifs de l’Université du Québec à Montréal et étudie à la maîtrise en recherche-création, volet média expérimental, également à l’UQAM. Temporalité expressive est sa troisième création en collaboration avec la danseuse et chorégraphe Axelle Munezero.

    www.fortheloveofsound.ca
    Biographie | Axelle Munezero

    Danseuse, chorégraphe et organisatrice d’événements, Axelle Munezero baigne dans le monde de la danse urbaine depuis maintenant dix ans. Elle a collaboré avec de nombreux artistes, dont Arcade Fire, Corneille, Poirier, Rime Salmi, et AfrotroniX. Elle est titulaire d’un baccalauréat en danse contemporaine de l’Université du Québec à Montréal en tant que chorégraphe.

    www.axellemunezero.com

  • mots-clés

    intelligence collective, interrelation, apprentissage machine, atelier, corporéité

    Collaboration

    Moussa Abdenbi (Mathematician, Computer scientist), Raphaël Dely (video game designer, art historian)

    Affiliation

    LAVI (Laboratoire en Arts Vivants et Interdisciplinarité), Université du Québec à Montréal

    lieu

    Salle blanche 2 - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    Les ateliers de recherche-création de Marine Theunissen portent sur l’intelligence collective dans un environnement en constante mutation. Grâce à ses collaborateurs, ce projet transdisciplinaire explore à la fois la performance et les technologies (algorithmes d’apprentissage et traitement de l’image). L’artiste souhaite comprendre les « états » d’un groupe de personnes qui interagissent dans un espace commun et évoluent sans leader principal. Son projet vise à mettre en question notre compréhension de l’adaptation par l’intermédiaire d’une boucle de rétroaction en constante évolution entre la machine et les interprètes.

    description du projet

    Le projet de « chœur générateur » est un laboratoire de recherche artistique sur le chœur en mouvement. Agissant comme un « corps collectif », les quinze participants se déplacent dans un dispositif interactif qui en interprète les « états ». La création prend la forme d’un laboratoire sans fin, itérant son analyse à chaque expérience. Cette approche chorale met l’accent sur les rapports horizontaux entre individus et cherche des stratégies d’organisation sans leader dans un environnement en changement constant.

    Biographie

    Marine Theunissen est une artiste de performance et doctorante en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal depuis 2016. Engagé dans une démarche de recherche-création, son travail est influencé par ses maîtrises en théâtre (École supérieure d’acteurs du Collège royal de Liège, 2009) et en communication (Université de Liège, 2012). Sa recherche s’intéresse au laboratoire comme forme artistique itérative, et porte sur la création transdisciplinaire de dispositifs performatifs, le mouvement improvisé et l’intelligence collective.

  • mots-clés

    « Caribeean futurism », mise en scène, expérience incarnée, identité hybride, exploration

    Collaboration

    Collaborating artist : David Corbett (Nottingham Trent University, U), Ayana Evans, Henri Tauliaut 

    lieu

    Salle noire 1 - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    Au croisement de l’art, de la science et de la technologie, l’œuvre d’Olivia Mc Gilchrist examine comment mettre en scène une expérience incarnée au moyen d’une installation de réalité virtuelle immersive. La séquence du regard des spectateurs crée un reflet infini grâce à des performances à 360°, à l’univers imaginaire de l’île et à l’espace d’exposition même. L’artiste s’intéresse aux nouvelles formes de récit joué et représenté, notamment à la pratique d’auto-ethnographie. Elle souhaite voir comment celles-ci peuvent être utilisées pour subvertir la catégorisation, la classification et la discrimination en fonction de la race, de la classe sociale et du genre.

    description du projet

    On peut voir les îles comme des métaphores d’un espace physique condensé où nous sommes conscients des contours et des limites de notre milieu de vie. En transposant ce concept dans une installation de RV immersive et sculpturale, l’artiste invite le public à naviguer à travers un archipel de rencontres singulières – réalisé à l’aide de performances filmées en 360° et de sons déconstruits – avec les personnages qui peuplent ces îles imaginaires. Submergée dans une réalité virtuelle, l’expérience incarnée qu’offre ISLAND devient un outil pour déchiffrer des pratiques expérimentales dans le contexte d’une installation immersive.

    Biographie

    Olivia Mc Gilchrist s’intéresse aux nouvelles formes de narration visuelle immersive et à leur capacité de subvertir la catégorisation et la discrimination en fonction de la race, de la classe sociale et du genre. Elle fait appel à la performance, à la poésie et à la submersion pour créer des expériences RV et des installations vidéo où la frontière entre l’expérience utilisateur et la cocréation est floue. Olivia Mc Gilchrist est titulaire d’une maîtrise en photographie du London College of Communication et d’un certificat en design et arts numériques de l’Université Concordia, où elle poursuit un doctorat individualisé.

    www.oliviamcgilchrist.com

  • mots-clés

    « deep learning », agent artificiel, réponse autonome sensorielle méridienne (RASM), apprentissage machine, “Long short-term memory” (LSTM), synesthésie

    Collaboration

    Sofian Audry (Research director)

    lieu

    Galerie principale - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    En tentant de provoquer chez l’usager des sensations de picotement et une synesthésie auditive et tactile agréable, le projet de recherche-création de Sofian Audry et Erin Gee vise à révéler les qualités de cyborg de chaque auditeur. L’utilisation d’agents humains et non humains brouille les frontières entre le temps, la cognition, le langage et les technologies de communication. Cette collaboration entre les artistes situe les arts médiatiques comme pratique artistique fondée sur des agents ainsi qu’axe de recherche sur les voix humaines et les corps électroniques.

    description du projet

    to the sooe incorpore en un dispositif tangible les processus cognitifs et les voix de trois agents : une auteure défunte, un réseau neuronal artificiel et une interprète RASM. Ces entités se matérialisent dans le dispositif qui transmet les vocalisations douces d’un texte généré par une intelligence artificielle. Ces vocalisations visent à induire chez l’auditeur des sensations physiologiques autonomes (RASM), révélant ainsi que le corps de ce dernier fait partie intégrante de l’assemblage technologico-sonore et occasionnant une rencontre intime avec les processus de l’apprentissage machine.

    Biographie | Sofian Audry

    Sofian Audry crée des œuvres numériques présentées dans le monde entier et se déployant sous différentes formes telles que la robotique, l’intervention électronique, l’installation interactive et l’art web. Il est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en informatique de l’Université de Montréal, d’une maîtrise en communication de l’Université du Québec à Montréal et d’un doctorat en sciences humaines de l’Université Concordia. Sofian est professeur adjoint de nouveaux médias à l’Université du Maine.

    www.sofianaudry.com
    Biographie | Erin Gee

    Erin Gee est une artiste et compositrice canadienne qui s’inspire de la pratique du chant et de l’altérité de la technologie pour créer des performances biotechnologiques et des médias robotisés. Elle a obtenu une maîtrise en arts visuels de Concordia en 2014 et a été professeure adjointe invitée à la Faculté de communication de Concordia de 2015 à 2017. Ses œuvres sont présentées et jouées à l’international.

    www.eringee.net

  • mots-clés

    épistémologie autochtone, interface tressée, sculpture vestimentaire, conception d’interface visuelle lakota, narration, corporéité

    Location

    Deep Space

    contexte de recherche-création

    En développant une dynamique de rétroaction intense entre l’interprète et la machine, Suzanne Kite cultive une méthodologie autochtone intégrée et une démarche de recherche-création visant à comprendre et à exprimer comment les Lakotas reconnaissent et appuient diverses formes d’établissements de la vérité : faits, mensonges, récits, canalisation spirituelle, potins de famille et mythologies communautaires. L’artiste explore ces mythologies et montre comment en faire des solutions alternatives et productives d’un point de vue conceptuel, créatif et pragmatique face à l’hégémonie des épistémologies occidentales.

    description de projet

    Listener est une performance in situ qui traite des épistémologies lakotas au moyen des médias informatiques et du récit. Selon les formes de savoir lakota, les cheveux sont un outil extrasensoriel qui a un effet simultané sur les dimensions physique, métaphorique et spirituelle. Comment la compréhension lakota des cheveux influe-t-elle sur la conception d’une technologie ? À quoi ressemble une interface de visualisation de données lakota ?

    Biographie

    Kite, alias Suzanne Kite, est une artiste Oglala Lakota élevée dans le sud de la Californie qui se spécialise dans les arts performatifs et visuels ainsi que dans la composition. Elle possède un baccalauréat ès beaux-arts en composition musicale de CalArts et une maîtrise ès beaux-arts de la Milton Avery Graduate School (Bard College). Elle poursuit actuellement un doctorat à l’Université Concordia. Ses travaux explorent la multiplicité des mythologies toujours présentes dans les récits contemporains des Lakotas à travers la recherche-création, les médias informatiques et la pratique performative.

    www.kitekitekitekite.com

  • mots-clés

    « translucidoscope », « empreinte-mouvement », performativité, silhouette, perception

    Collaboration

    Jennyfer Desbiens (actress & Ph.D. candidate UQAM)

    Lieu

    Galerie principale - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    Combinant arts médiatiques et jeu corporel, la démarche de Sylvie Chartrand étudie la présence humaine en explorant le seuil de lisibilité de notre ombre. Ses travaux proposent une nouvelle appréhension du corps, éloigné de ses formes habituellement reconnues. L’empreinte numérique de l’interprète est captée par la technique du « translucidoscope » que l’artiste a développée au profit de sa recherche-création. Ce procédé favorise l’imprévisibilité et l’immersion du sujet, ce qui rejoint des interrogations plus large sur la performativité et la perception.

    description du projet

    Le triptyque vidéo Étude 1 présente trois figures effectuant une saltation asynchrone dont le ralenti révèle les états successifs de leur métamorphose. Cette œuvre est issue d’une exploration de l’ombre comme doublure imprévisible du corps. Le procédé utilisé consiste en la captation vidéo de l’ombre glissant sur le corps en mouvement – à savoir l’ombre propre, distincte de l’ombre portée – au contact d’un écran translucide. Le rebond de tissus mêlant leur ombre à celle du corps altère les contours humains, générant ces figures aussi labiles qu’insolites au hasard de l’enchevêtrement.

    Biographie

    Praticienne des arts médiatiques et du jeu corporel, Sylvie Chartrand expérimente des procédés de captation de l’ombre humaine. Elle explore le surgissement de silhouettes où le familier s’entremêle au difforme ou à l’informe. Elle est titulaire d’un baccalauréat en design graphique de l’UQAM et d’un diplôme du Studio national des arts contemporains (Le Fresnoy). L’artiste termine actuellement un doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal.

    www.sylviechartrand.net

  • mots-clés

    bioart, micrographie, matérialité, milieu de culture cellulaire, recherche en biotextile, cellules de tissu conjonctif

    Collaboration

    Dr Ionat Zurr oversaw my use of her lab at the University of Western Australia and trained me in tissue culture protocols.

    lieu

    Galerie principale - Kuntsuniversitat

    contexte de recherche-création

    La démarche de recherche-création de WhiteFeather Hunter vise à mieux faire connaître les techniques scientifiques et à favoriser la discussion sur la biotechnologie hors du contexte fonctionnel des laboratoires et des hôpitaux. Durant sa résidence à SymbioticA, The Centre for Excellence in Biological Arts, en Australie, l’artiste a observé le comportement de cellules pour créer de nouveaux spécimens vitaux et esthétiques par la pratique de l’ingénierie tissulaire. En montrant des cellules à l’échelle visuelle humaine, elle souhaite susciter un sentiment d’empathie.

    description du projet

    Aseptic Requiem présente un nouveau protocole scientifique pour la destruction humanitaire des organismes semi-vivants in vitro. La micrographie numérique de 24 heures montre en boucle onze secondes condensées pendant lesquelles des cellules vivantes de tissu conjonctif NIH3T3 parviennent à interagir avec des filaments de soie dans un milieu de culture cellulaire, et à exécuter des fonctions vitales. L’œuvre est présentée sur un petit écran intime et accompagnée du Requiem, op. 48, de Gabriel Fauré. L’installation comprend également un tapis de prière en jacquard tissé à la main, intitulé Metamaterial.

    Biographie

    WhiteFeather Hunter est une artiste et chercheuse canadienne plusieurs fois primée qui vit actuellement à Montréal. Titulaire d’une maîtrise ès beaux-arts en fibres et pratiques matérielles (Université Concordia), elle présente son travail un peu partout dans le monde. WhiteFeather Hunter situe sa pratique bio-artistique dans les contextes de l’artisanat (dit « de sorcellerie »). Elle exécute à cette fin des études du potentiel technologique et esthétique des matières vitales.

    www.whitefeatherhunter.net

Déclaration de la commissaire

À propos de Hexagram

Déclaration de la commissaire

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